LES INDICES de la semaine

Vendredi 30 octobre 2015

+14.63%

Une semaine d’attentisme pour le CAC 40 qui n’a pas connu de grosses fluctuations.
La volatilité s’est nettement calmée et d’un vendredi à l’autre l’indice parisien recule timidement de 0,53 %. Il reste néanmoins collé tout proche du seuil des 4 900 points, en position d’attente.
Cela lui permet également de souffler après avoir connu un mois d’octobre tonitruant puisque le CAC 40 a progressé de 10 % sur la période. C’est d’ailleurs un record pour un mois d’octobre depuis l’existence de l’indice.
Les opérateurs sont restés enjoués depuis le dernier discours du président de la banque centrale européenne et de son attitude très volontariste sur la politique monétaire. La probabilité que la BCE amplifie son assouplissement quantitatif, voir lance de nouveaux outils accommodant pour soutenir l’économie séduit toujours autant les analystes.
Du côté de la réserve fédérale américaine  qui se réunissait cette semaine, pas de mauvaises surprises à déplorer. Les   grands argentiers US ont convenu qu’il    était urgent d’attendre en matière de   hausse des taux et il semble qu’on ne s’achemine pas vers une hausse avant la fin de l’année. Un autre facteur de satisfaction pour les traders.
Il faut dire que les dernières statistiques publiées outre-Atlantique sont décevantes    et ne poussent pas vraiment à une hausse des taux américains.
 
On retiendra la déception du PIB US du troisième trimestre qui a vu la croissance chuter de 3,9 à 1,5 % sur une base annuelle. Le consensus tablait lui sur une hausse       de 1,8 %.
 
Cette décélération reflète une dégradation de dynamique pour l’ensemble des composantes de la demande, partiellement compensée par un ralentissement des importations.
 
Les dépenses des ménages ont en cependant progressé de + 3,2%, dopées surtout par les achats d’automobiles sur fond de carburant pas cher.
 
Du côté des devises, la monnaie unique européenne a été sous pression et termine     la semaine sous la barre psychologique      de 1,10 dollar. 
Les cambistes digèrent toujours les annonces des banques centrales et pour l’instant c’est l’euro qui en pâtit et notamment après  le statu quo de la Fed.