LES INDICES de la semaine

Vendredi 12 février 2016

– 13,84%

Les marchés financiers alignent une deuxième semaine de très lourdes pertes avec un repli hebdomadaire de 4,89 % pour le CAC 40 qui termine juste sous le seuil psychologique des  4 000 points à 3 995,06.

En l’espace de deux semaines, l’indice parisien a abandonné quasiment 10 % de sa valorisation dans une ambiance qui a ressemblé à un mini-krach ces derniers jours.
On compte deux séances d’intenses dégagements cette semaine, à commencer par lundi avec une chute de l’indice de 3,20 % puis jeudi sur des pertes impressionnantes de 4,05 %.

Heureusement, la séance de vendredi, sous forme de rebond technique en raison d’achats à bon compte, a permis de limiter la casse, le CAC 40 rebondissant de 2,52 %. Ce dernier a toutefois touché un point bas à 3892 points, du jamais vu depuis octobre 2014.

En fait c’est un amoncellement de mauvaises nouvelles qui a détérioré l’ambiance à ce point. Tout d’abord, il y a comme les semaines précédentes la poursuite de la baisse sur les cours du pétrole qui ont atteint ces derniers jours 26 $ le baril pour le brut de référence américain.
En parallèle, une sorte de crise financière a refait son apparition avec des doutes sur des banques italiennes et allemandes. Un scénario qui a mis le feu aux poudres alors que la crise financière est encore dans toutes les têtes.

Si on rajoute à ce tableau le ralentissement de l’économie chinoise et la résurgence de problèmes en Grèce, il n’en fallait pas plus pour démoraliser le plus optimiste des traders.

Les investisseurs ont donc vendu à tour de bras, pris dans une sorte de mouvement panique.
De nombreuses sociétés ont connu des purges impressionnantes et notamment celles qui ont publié des résultats décevants ou des prévisions timides pour l’année 2016.
On a ainsi vu la Société Générale reculer de plus de 15 % en séance après la publication de ses comptes 2015.
Un phénomène qui touche donc même les grosses sociétés puisque nombres d’entre elle ont connu des chutes supérieures à 10 % en l’espace de quelques jours.
Les investisseurs attendaient beaucoup du discours de la présidente de la réserve fédérale américaine, Janet Yellen, pour calmer un peu l’ambiance. Cet espoir n’a cependant pas été comblé car elle ne s’est pas montrée aussi accommodante que certains l’espéraient.

Le salut est venu d’Allemagne vendredi avec des nouvelles rassurantes sur le secteur bancaire ce qui a permis d’éteindre temporairement l’incendie et d’entraîner un rebond technique.

On notera par ailleurs une reprise assez impressionnante des cours du pétrole lors de la séance de vendredi avec une flambée de 10 % pour le brut léger américain ce qui a également contribué à apaiser les tensions.
Néanmoins, cette ambiance volatile doit être observée avec précaution car les contre-pieds sont nombreux et la défiance est encore forte chez les opérateurs.